Gouvernance familiale et charte de famille

Tous les dispositifs de gouvernance comportent trois pouvoirs : le pouvoir souverain, le pouvoir opérationnel et le pouvoir de contrôle. Mais si l’organisation des deux derniers relève de schémas relativement classiques – conceptuellement proches quels que soient le profil et la taille de l’entreprise – basés sur la compétence et l’efficacité, la structuration du pouvoir souverain relève d’une démarche spécifique dans le cas des entreprises familiales.

De nombreuses questions particulières se posent en effet, dont la première est la définition de la famille, ou plus précisément la réflexion sur l’interaction entre les membres « biologiques et légaux » de la famille avec les actionnaires familiaux. De qui faut-il écouter les attentes ? Qui a la stature nécessaire pour recueillir ces attentes et la légitimité pour les exprimer ?

Plus encore, quels sont les sujets sur lesquels la famille souhaite s’exprimer, ou souhaite surtout éviter de le faire ? Malgré combien d’exemples catastrophiques de « confiance sans contrôle » !

La Charte de Famille est le principal outil permettant de répondre à ces préoccupations. C’est un écrit, un mode d’emploi de l’entreprise par la famille, signé par le plus grand nombre de ses membres, régissant les relations entre les dits membres (actionnaires ou non) et l’entreprise, à titre privé, professionnel et patrimonial, abordant des sujets aussi divers que les valeurs, les objectifs patrimoniaux, la direction de la société, les successions, le développement de la fierté d’être actionnaire, l’accueil des jeunes générations …

Sa rédaction nécessite une intermédiation neutre, experte et confidentielle, dans laquelle Associés en Gouvernance dispose d’une expérience confirmée.