La famille et l'entreprise : deux logiques, une seule table

La relation entre la famille et l’entreprise est le plus fréquemment guidée par une exigence qui s'applique à toutes les sociétés, celle de placer l’intérêt social de l’entreprise avant l‘intérêt des actionnaires…
Dans ce cadre se dessine souvent une forme d’équilibre entre l’affectio societatis et l’affectio familiae.
Si la famille s’engage sur la pérennité de l’entreprise (ou du Groupe), c’est par une réflexion sur quels thèmes ?
- La défense de l’héritage entrepreneurial du fondateur ?
- Le maintien de l’indépendance ? Le contrôle ?
- Le devenir de la structure juridique originelle ?
- La pérennité de l’activité ?
- Faire perdurer le management familial, avec ou sans la présidence familiale ?Assurer des emplois familiaux ?
- Conforter une gouvernance où la famille reste présente ?
- Le format de l’actionnariat ?
La réflexion sur la pérennité ouvre la voie à une formalisation et un engagement sur un projet familial pour l’entreprise. De ce projet découleront les structures et les pratiques de gouvernance - tant familiale que professionnelle - à mettre en place : quelles stratégies ? quelles instances ? quelle place pour les familiaux ? quels profils pour des indépendants ? quels dirigeants ? quels critères de légitimité au regard de la pérennité poursuivie ?
Ce qu'il faut retenir
- Dans une famille on ne licencie pas ; dans une entreprise on doit pouvoir le faire
- L'égalité entre enfants et la compétence entre salariés sont deux principes incompatibles. Il y a en conséquence une réelle utilité à se pencher sur l'équité
- La gouvernance ne supprime pas la tension : elle lui donne un lieu